muse

muse [ myz ] n. f.
XIIIe; lat. musa, gr. moûsa
1Chacune des neuf déesses qui, dans la mythologie antique, présidaient aux arts libéraux. Les neuf Muses : Clio (histoire), Calliope (éloquence, poésie héroïque), Melpomène (tragédie), Thalie (comédie), Euterpe (musique), Terpsichore (danse), Érato (élégie), Polymnie (lyrisme), Uranie (astronomie). Le Parnasse, séjour des Muses. Apollon et les Muses. musagète.
Spécialt Muse qui inspire le poète. « J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal » (Rimbaud ).
2Fig. La Muse : la poésie. ⇒ luth, lyre. La muse épique des anciens.
3Vx ou plaisant Inspiratrice d'un poète, d'un écrivain. C'est sa muse.

muse nom féminin (latin Musa) Chacune des neuf déesses grecques qui présidaient aux arts libéraux (avec majuscule). Littéraire. Inspiratrice d'un artiste, d'un écrivain. ● muse (citations) nom féminin (latin Musa) Guillaume Colletet Paris 1598-Paris 1659 Je préfère à vos eaux un trait de malvoisie, Je mets pour me chauffer tous vos lauriers au feu, Et me torche le cul de votre poésie. Adieu aux muses Valery Larbaud Vichy 1881-Vichy 1957 Ô ma Muse, fille des grandes capitales ! A. O. Barnabooth, Europe Gallimard Anthony Trollope Londres 1815-Londres 1882 La dixième Muse, qui maintenant gouverne la presse. The tenth Muse, who now governs the periodical press. The Warden, 14muse (expressions) nom féminin (latin Musa) Littéraire. Les Muses, la Muse, symbole de la poésie : Courtiser les Muses.muse (homonymes) nom féminin (latin Musa) muse forme conjuguée du verbe muser musent forme conjuguée du verbe muser muses forme conjuguée du verbe muser

muse
n. f.
d1./d (Avec une majuscule.) MYTH Chacune des neuf déesses qui présidaient aux arts libéraux. Calliope était la Muse de l'éloquence, Clio de l'histoire, érato de l'élégie, Euterpe de la musique, Melpomène de la tragédie, Polymnie de la poésie lyrique, Terpsichore de la danse, Thalie de la comédie et Uranie de l'astronomie.
d2./d (Parfois avec une majuscule.) La Muse, les Muses: la poésie.
|| Litt., plaisant Taquiner la Muse: composer à l'occasion des poèmes, par divertissement.
d3./d (Avec une minuscule.) Vieilli Femme qui inspire un poète, un artiste.

I.
⇒MUSE1, subst. fém.
A.MYTHOL. (souvent avec une majuscule). Chacune des neuf déesses qui, d'après les anciens, présidaient aux arts libéraux. Apollon et les Muses; les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne; les neuf Muses; Clio, muse de l'histoire; Euterpe, muse de la musique; Thalie, muse de la comédie; Melpomène, muse de la tragédie; Terpsichore, muse de la danse; Érato, muse de l'élégie; Polymnie, muse de la poésie lyrique; Uranie, muse de l'astronomie; Calliope, muse de l'éloquence:
1. Un certain samedi de décembre, je me trouvai classé en thème grec (muses immortelles, ô chastes soeurs, ô Mnémosyne, dérobez à la mémoire ce souvenir humiliant)...
A. FRANCE, Vie fleur, 1922, p.362.
Les trois Muses. Pour faire un bon orateur, il faudrait l'assistance des trois Muses: Mélite (l'Invention), Mnemé (la Mémoire), et Avidé (le Chant) (BARRÈS, Cahiers, t.10, 1913, p.226).
Le séjour des Muses. Le Parnasse. Une image du palais des Muses ou du séjour des dieux. Tels furent le Parnasse en Phocide, et l'Olympe en Thessalie (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p.237). P. anal. Leur demeure [des poètes lyriques grecs] est une sorte de Conservatoire, une «Maison des muses» (TAINE, Philos. art, t.2, 1865, p.174).
Amant, chéri, favori, fils, nourrisson des Muses, de la Muse. Artiste, écrivain, poète notamment. — Belle autorité! que votre rimeur du Hâvre de Grâce! — (...) Taisez-vous, vous m'insultez en la personne de ce nourrisson chéri des neuf soeurs, des neuf muses, des Piérides! (BOREL, Champavert, 1833, p.215). Le jeune et talentueux Molinier, chéri des Muses, dont le noble front pur n'attendra pas longtemps le laurier (GIDE, Faux-monn., 1925, p.1166).
Dixième muse. Quand (...) la gloire de George Sand rayonna sur le Berry, beaucoup de villes (...) furent assez disposées à honorer les moindres talents féminins. Aussi vit-on alors beaucoup de Dixièmes Muses en France (BALZAC, Muse départ., 1844, p.92). J'ai sous les yeux la nouvelle d'une jeune femme qui place son oeuvre sous l'ondoiement de cette épigraphe de Gide: «Dire l'absence de conclusion qui déroute.» Évidemment cette dixième muse pense que par l'absence de conclusion, le lecteur ordinaire va (...) se trouver «bien attrapé» (BENDA, Fr. byz., 1945, p.102).
B.P. méton.
1. Les Muses, la Muse. Les belles-lettres, notamment la poésie; l'inspiration, l'invention poétique. Invoquer les Muses; la carrière, le commerce des Muses; le culte des Muses, de la Muse. De ma seizième à ma dix-huitième année (...) à cet âge divinement inconscient où nous subissons vraiment l'ivresse de la Muse et où le poète produit des odes comme le rosier des roses (BANVILLE, Cariat., 1842, p.3):
2. ... le dessein d'un jeune lettré enthousiaste de rendre à notre poésie «le trésor de ses profondeurs» accompli dès les premières pages, où les extraits des poètes du
XVIe siècle, éblouiront les Français que les Muses captivent encore...
MAURIAC, Journal 3, 1940, p.271.
Courtiser les Muses, la Muse. S'adonner aux belles-lettres, à la poésie. V. courtiser B synt. et expr., ex. de France. Cultiver les Muses. Même sens. Jeune, je cultivois les muses; il n'y a rien de plus poétique, dans la fraîcheur de ses passions, qu'un coeur de seize années (CHATEAUBR., Génie, t.1, 1803, p.419). Taquiner la Muse. S'essayer à la poésie. Jadis (...) il m'arrivait de taquiner la muse. J'avais composé un sonnet, de quatorze vers (ROMAINS, Knock, 1923, I, p.3). Congédier la Muse. À la fin le malheureux garçon, impatienté, envoya son poëme au diable et congédia la Muse (on disait encore la Muse en ce temps-là) (A. DAUDET, Pt Chose, 1868, p.41).
En partic.
a) Muse(s) + adj. ethnique
) [En tant qu'art libéral] Poésie propre à une nation, à une région. Muses grecques, latines, ausoniennes; la muse grecque, latine, française. Klopstock a noblement reproché à Frédéric de négliger les muses allemandes, qui, à son insçu, s'essayoient à proclamer sa gloire (STAËL, Allemagne, t.1, 1810, p.231). Le désir d'élargir le terrain des muses françaises et de donner aux poëtes, aux dramatiques surtout, un moyen différent d'exprimer leur pensée (BARBIER, Satires, 1865, p.2). Ramuz, très sensible à la muse populaire russe, partagea tout de suite mon engouement (STRAVINSKY, Chron. vie, 1931, p.154).
) [En tant que textes étudiés ou à étudier] Au milieu de tout cet attirail, dont l'aspect avait vraiment quelque chose d'infernal (...) on nous entretenait des muses latines (...) on prétendait nous faire entendre et goûter les écrits des poètes anciens (DELÉCLUZE, Journal, 1825, p.210).
Muse (au sing.) + adj. caractérisant. Muse comique, épique, tragique. Comparez les événements de la comédie intitulée Lanfranc ou le Poète à la fable du même sujet traité par la muse classique (STENDHAL, Racine et Shakspeare, t.1, 1823, p.85). Les catholiques s'aviseront d'aller chercher dans leurs oeuvres quelques unes des plus charmantes productions de la muse chrétienne, au lieu de croire, comme Boileau, que la poésie ne vint en France qu'avec Malherbe (MONTALEMBERT, Ste Élisabeth, 1836, p.LXXV). V. agrément ex. 60.
b) Muse (d'un écrivain, notamment d'un poète). Génie poétique, artistique. Ce sont des fruits de sa Muse; sa muse est enjouée, grave (Ac. 1798); muse badine, sévère, déréglée (Ac. 1835). La muse de Juvénal parut aussi à la fin de ce siècle malheureux, terminé par Tibère; elle y contracta une grande âpreté. Aucun poëte n'excella comme lui à peindre les crimes de Rome (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p.124). Aubryet, ce Bobèche gastralgique qui imite la muse de Hugo et la muse de Musset, l'éloquence de Guizot, la rhétorique de Prudhomme (GONCOURT, Journal, 1858, p.475):
3. ... cette Dorine, si provocante, si drue, servirait très-bien à figurer la muse comique de Molière en ce qu'elle a de tout à fait à part et d'invincible, et de détaché d'une observation plus réfléchie, — l'humeur comique dans sa pure veine courante...
SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t.3, 1848, p.230.
2. [Parfois avec majuscule] Inspiration poétique, souvent imaginée par le poète sous l'apparence d'une femme. Muse consolatrice; muse fertile. Il est de ceux à qui la muse accorde aisément ses faveurs (Ac. 1835); il a été visité par la muse (Ac. 1935). Muse, sois donc sans crainte; au souffle qui t'inspire Nous pouvons sans péril tous deux nous confier (MUSSET, Nuit oct., 1837, p.147). J'allais sous le ciel, Muse! et j'étais ton féal (RIMBAUD, Poés., 1871, p.81).
Au plur., rare. Roxane: (...). Parfois il est distrait, ses Muses sont absentes; Puis, tout à coup, il dit des choses ravissantes! (ROSTAND, Cyrano, 1898, III, 1, p.112).
P. anal., dans d'autres arts. Don, invention artistique. Velasquez est franc, parce que son pinceau est conduit par la muse de la vérité (Ch. BLANC, Gramm. arts dessin, 1876, p.578):
4. ... la Musique commença d'être la première de mes occupations juvéniles. Aussitôt que j'eus lié commerce avec la noble Muse, (...) je l'aimai (...) depuis quelque temps, ma Muse, souventefois, dans les heures d'inspiration, me chuchotait à l'oreille: «Ose! Ose! Écris les harmonies de ton âme!»
ROLLAND, J.-Chr., Aube, 1904, p.98.
C. — Source d'inspiration littéraire.
1. Souvent p. iron. au XXe s. Femme inspiratrice d'un écrivain, d'un poète. George Sand, la muse de Musset; Elvire, la muse de Lamartine. Permettez-moi de signaler à vos hommages celle qui fut et ma première muse et ma protectrice (...) la belle comtesse Sixte du Châtelet (BALZAC, Illus. perdues, 1843, p.677). V. insexualité ex. de Proust:
5. À l'époque où il [Flaubert] commence de se colleter avec la Bovary, il s'est réconcilié avec Louise Colet (...) mais Croisset demeure interdit à la dame (...). Comment ne pas croire que son combat avec la phrase (...) lui servit aussi pour tenir à distance une muse insatiable?
MAURIAC, Mém. intér., 1959, p.100.
♦[P. allus. littér. au roman de Balzac] Vous dites cela parce que la femme est supérieure au mari (...) — Oh! je ne voulais pas dire que c'était la Muse du département, ni madame de Bargeton (PROUST, Sodome, 1922, p.1091). L'adolescent dans une petite ville où il devient amoureux de la Muse du département (BOUSQUET, Trad. du silence, 1936, p.129).
P. anal. Cette artiste [Berthe Morisot] (...) fut la véritable muse de l'impressionnisme (MAUCLAIR, Maîtres impressionn., 1923, p.154).
2. Ce qui inspire un écrivain. La vraie muse de l'historien de la philosophie n'est pas la haîne, mais l'amour (COUSIN, Hist. philos. XVIIIe s., t.2, 1829, p.559).
Arg. Muse verte. Absinthe. Un de ces bohèmes, Par la «Muse verte» grisés (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p.201). Verlaine ne doit rien à la muse verte (...). La folie n'est pas le bouillonnement, mais l'écume de l'intelligence (H. BAZIN, Tête contre murs, 1949, p.109).
Prononc. et Orth.:[my:z]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. XIIIe s. «chacune des neuf déesses soeurs qui présidaient aux neuf arts libéraux» (Trad. de la «Consolation» de Boèce par Jean de Meun [ms. Bibl. nat. lat. 8654 B fin XIIIe s.] éd. L. Delisle ds Bibl. École des Chartes, t.34, 1873, p.7); ca 1285 (Gloss. Abavus [Douai 62] 224 ds ROQUES t.1, p.8); 2. a) 1548 les muses «les belles-lettres», spéc. «la poésie» (TH. SÉBILLET, Art poétique, éd. F. Gaiffe, A l'envieus, 10, p.5); 1559 la muse «la poésie» (DU BELLAY, Jeux rustiques, éd. V. L. Saulnier, XXI, 178, p.67); b) 1548 les muses françoises «l'ensemble de la poésie française» (SÉBILLET, op. cit., De l'Invention, p.26, 11); 3. 1575 «personne inspiratrice d'une oeuvre littéraire» (P. DE TYARD, Solitaire premier, éd. S. F. Baridon, p.XXVIII, Dédicace de 1575); 4. 1665 la muse «l'inspiration propre à chaque poète» (BOILEAU, Discours au roi ds Œuvres, éd. F. Escal, p.11); 1668 (ID., Satire IX, ibid., p.54). Empr. au lat. Musa «l'une des neuf Muses» (gr. ) par les trad. de Boèce en a. fr. et en a. prov. (cf. dès le XIe s. l'a. prov. musa, Boecis, éd. R. Lavaud et G. Machicot, 77: las mias musas «mes poésies»); ext. de sens à l'époque de la Renaissance; FEW t.3, 3, p.246b. Fréq. abs. littér.:1493. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 3847, b) 3088; XXe s.: a) 1053, b) 774. Bbg. QUEM. DDL t.10.
II.
⇒MUSE2, subst. fém.
VÉN. Commencement de la période du rut chez les cerfs. La muse dure cinq ou six jours (Ac. 1835, 1878). Les grands mâles altiers reparaissent (...) les biches (...) attendent (...) l'heure des batailles, les nuits du brame et de la muse, le tonnerre des rugissants défis (GENEVOIX, Routes avent., 1958, p.124).
Prononc. et Orth.:[my:z]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1587 (DU FOUILLOUX, La Vénerie, c. XVII ds GDF.). Déverbal de muser B, terme de cynégétique; cf. le déverbal muse «perte de temps, amusement», de muser A (1174-87 CHRÉTIEN DE TROYES, Perceval, éd. F. Lecoy, 245). Bbg. SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], p.57.

1. muse [myz] n. f.
ÉTYM. XIIIe; lat. musa, grec moûsa.
1 Chacune des neuf déesses qui, dans la mythologie antique, présidaient aux arts libéraux. Sœur (les neuf sœurs). || Les neuf Muses : Clio, l'histoire; || Calliope, l'éloquence, la poésie héroïque; || Melpomène, la tragédie; || Thalie, la comédie; || Euterpe, la musique; || Terpsichore, la danse; || Érato, l'élégie; || Polymnie, le lyrisme; || Uranie, l'astronomie. || Les Muses, filles de Mémoire (cit. 25). || Le Parnasse, séjour des Muses (le « Sacré vallon »). || Apollon et les Muses. Musagète. || Les Musées, fêtes des Muses.
1 Les neuf Muses ! aucune n'est de trop pour moi !
Je vois sur ce marbre l'entière neuvaine (…)
Les hautes vierges égales, la rangée des sœurs éloquentes.
Claudel, Cinq grandes odes, I, « Les Muses ».
2 Jupiter avait eu neuf filles d'une de ses premières femmes nommée Mnémosyne, c'est-à-dire Mémoire. Il était normal que, filles d'une telle mère, ces pucelles retinssent et apprissent beaucoup : ce sont les Muses, comme on sait. Jupiter les donna pour compagnes à Apollon, qu'elles entourent sans cesse et qui dirige leurs concerts sur le Parnasse, leur habituelle résidence.
Émile Henriot, Mythologie légère, p. 52.
Littér. (Vieilli ou iron.). || Les Muses, celles de la poésie et du théâtre, inspiratrices des poètes (→ Écrire, cit. 35).Courtiser (cit. 4) les Muses. || Le commerce des Muses. || L'acte des Muses : la poésie (→ Biographie, cit. 2).Amant, favori, nourrisson des Muses : poète.Invoquer les Muses : chercher l'inspiration.
3 Il prit donc la parole, et dit au nourrisson des Muses (le poète qu'il persécutait continuellement) : Votre sérénade (…) était plutôt un charivari (…)
Scarron, le Roman comique, I, XVI.
4 Le loisir fut certainement le père des muses; les affaires en sont les ennemis, et l'embarras les tue.
Voltaire, Correspondance, 1954, 21 juin 1761.
Au sing. || Courtiser (→ Efflanquer, cit. 3); taquiner la muse. || Congédier la muse (→ Envoyer, cit. 24).
Loc. La dixième muse (en parlant d'une poétesse, d'une abstraction. → Loisir, cit. 15).
2 (1548). Fig. || Les Muses (vx), la Muse : la poésie. Luth, lyre (cit. 2 et 6). || Cultiver les muses. || La Muse au cabaret, recueil de poèmes de R. Ponchon.Genre poétique. || La muse tragique. || La muse épique des anciens (→ Face, cit. 41).
5 Enfin Malherbe vint (…)
(…) Et réduisit la muse aux règles du devoir.
Boileau, l'Art poétique, I.
6 Jeune, je cultivais les Muses : il n'y a rien de plus poétique, dans la fraîcheur de ses passions, qu'un cœur de seize années.
Chateaubriand, René.
(1549). || La muse d'un poète : le caractère particulier de son inspiration, de sa poésie (→ Attaquer, cit. 30; bond, cit. 3, Boileau; agréer, cit. 9, La Fontaine; augurer, cit. 3, Chateaubriand). || « Muse aventurière » (cit. 14 et 15). || La muse de Voltaire (→ Emprunter, cit. 11).
7 Mais sa muse (de Ronsard) en français parlant grec et latin.
Boileau, l'Art poétique, I.
La Muse française, revue littéraire fondée en 1823, organe de l'École romantique.
3 Littér. (au vocatif ou avec un compl. en de, ou un possessif). L'inspiration poétique, souvent évoquée sous les traits d'une femme. || Invoquer sa Muse (→ Laurier, cit. 3).
8 Ô ma pauvre Muse ! est-ce toi ?
Ô ma fleur ! ô mon immortelle !
Seul être pudique et fidèle
Où vive encor l'amour de moi !
Oui, te voilà, c'est toi, ma blonde,
C'est toi, ma maîtresse et ma sœur !
A. de Musset, Poésies nouvelles, « Nuit de mai ».
9 Travaille, travaille, écris, écris tant que tu pourras, tant que ta muse t'emportera. C'est là le meilleur coursier, le meilleur carrosse pour se voiturer dans la vie.
Flaubert, Correspondance, 102, septembre 1845.
10 Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes (…)
Baudelaire, les Fleurs du mal, VII, « La muse malade » (Cf. aussi « Ô muse de mon cœur… », La muse vénale).
11 J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal (…)
Rimbaud, Poésies, XXIII.
4 (1552). Vx ou plais. Inspiratrice d'un poète, d'un écrivain. || Louise Colet, l'ex- (cit.) muse de Flaubert.
12 (…) au fond de toute vocation de poète (…) il y a quelque amour de femme (…) il faut au poète, si classique qu'il soit, une muse un peu plus accessible et moins nuageuse qu'une des neuf vieilles filles nichées sur le Parnasse au double chef.
Th. Gautier, les Grotesques, IX.
Femme qui encourage la poésie, tient salon littéraire… || La Muse du département, roman de Balzac.
DÉR. V. Musée, muséum.
HOM. 2. Muse.
————————
2. muse [myz] n. f.
ÉTYM. 1561; déverbal de 1. muser.
Vén. Rut du cerf.
HOM. 1. Muse.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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